Démarrage sur les chapeaux de roues
Aujourd'hui on a droit à une "double" (prononcez en anglais : "doboeule").
D'entrée, à peine arrivé Le Collègue annonce la couleur.
"Je me suis fais reveiller à 6h30 du mat, alors aujourd'hui je me tape de tout !"
Après quelques ruminements on a droit à quelques explications. Des travaux en bas et en face de chez lui commencent visiblement de bonheur. C'est du gros oeuvre qui va durer dans le temps.
Le Collègue décide donc de se rendre à la gendarmerie pour savoir si c'est légal de commencer à 6 du mat... "Avec une dérogation, tout est possible" lui dit-on. On lui dit d'aller demander des précisions à la mairie, mais comme il y est déjà allé 10 fois, ça le saoule.
Il remet une couche. "Mais c'est tous des grugeurs ces promoteurs ! Ils ont coupé deux arbres qu'ils n'avaient pas le droit de couper genre j'ai pas fais expret" (C'est rigolo, je viens de lui demander l'orthographe du mot expret en live).
Sa conclusion est que tout marche au pognon (pas vraiment tord sur ce coup là) et que les pots de vin ont eu raison de son quartier. Des nouveaux logements vont donc pousser en face de chez lui.
Aujourd'hui, il se tape violemment de tout et faut pas le faire chier avec le projet en cours.
Une journée classique quoi !
Ensuite, un peu plus tard on évoque le changement du matériel informatique (il en rêve d'un nouveau poste de travail). Et là il lance une bombe : "De toute façon, avec le dépôt de bilan qui arrive, on les aura jamais les nouveaux ordis".
Et oui, c'est du gros sachant que le dépôt de bilan est franchement pas au coin de la rue, c'est juste dans sa tête.
Il le dit pour rigoler, mais il rigole toujours avec des idées pessimistes.
Allez, à demain.

